Partager l'article ! Après plus de 15 jours...: Après plus de 15 jours, plus de 450 chercheurs, enseignants chercheurs, ingénieurs, techniciens ...
Après plus de 15 jours, plus de 450 chercheurs, enseignants chercheurs, ingénieurs, techniciens et étudiants sont toujours dans l'impossibilité de travailler ! Rien de concret ou presque rien ! Des mots, des interventions dans les média, toujours des mêmes orateurs d’ailleurs, et pour ne dire en plus que la direction de l'université est parfaite !!
Après 15 ans d’aveuglement, de favoritisme et d’incurie pendant lesquelles les demandes des chimistes et biochimistes on été ignorées au profit de rénovation de bâtiments administratifs, de maison de l’université bidon, il n’y a plus qu’à attendre que les chimistes démissionnent (ou développent des cancers, ce qui hélas doit déjà être le cas !). Après plus de 15 jours, les tests des hottes ne sont toujours pas réalisés, les solutions proposées par la direction de l’UCBL apparaissent pour ce qu'elles ont toujours été : utopiques et seulement là pour amuser la galerie. Il y a 15 hottes modernes offertes par la société Fabre SA. Elles restent dans les couloirs parce que les conduits extérieurs nécessaires à leur installation sont laids!!!!
Tout se passe comme si la chimie de synthèse, celle qui crée de nouvelles molécules et de nouveaux matériaux pour le bien de tous et donc utilise des réactifs dangereux n'était pas la bienvenue à l'UCBL. Pourtant elle contribue autant ou plus que d’autres à son renom et apporte de nombreux contrats de recherche. Est-elle trop difficile à vendre aux politiques ou est-ce que l'on envisage de laisser la recherche et l'enseignement dans ces domaines aux écoles d'ingénieur et à l'ENS ?
Nous allons supporter cela longtemps encore ?
Marc Lemaire chimiste
Chers Collègues,
il est tout à fait vrai qu'il semblerait que l'on ne prenne pas en compte nos attentes en nous faisant passienter 15 jours, que dis-je 1 mois, avant d'avoir des résultats sur seulement la qualité de l'air dans nos bâtiments (quelle avancé!). La ville ne dispose t-elle pas de services plus éfficace (en général si)! ou la région, ou bien des sociétés (que nous devrons une fois de plus faire venir par nos propre moyens), face aux fantômes des agents du service "hygiène et sécurité". Enfin si la situation s'éternisent nous devrons peut etre faire monter la pression.
ML défend la chimie de synthèse mais je rappelerais volontiers que toutes les familles de chimistes sont représentées dans les batiments mis en cause, pas uniquement la synthèse...
et j'attend aussi avec impatience qu'une équipe journalistique puisse aller filmer ailleurs que Raulin 3 ... mais il semble que la présidence ne veuille montrer que cette vitrine (au grand dam de ses occupants qui en on marre d'etre sempiternellement sollicités)
Ouvrez donc Raulin 4, Raulin sous sol (et ses start up), Chevreul 5 (futur mutualisé), et Curien !!! Il parait que la direction de CPE a refusé l'accès à son hall d'entrée aux caméras, et donc l'accès à Curien vu qu'il sont obligés de passer par le hall pour emprunter les passerelles... (a moins qu'un félon hardi ne leur ouvre la porte de derriere ??? a bon entendeur)
Chimistes académiques ou non !!!!
Si elle est très dommageable pour l’ensemble des personnels exerçant leurs fonctions dans les unités du campus, notre situation a le mérite de clarifier les responsabilités de nos tutelles. Ainsi, pendant de nombreuses années, l’Université Claude Bernard Lyon1 a refusé de respecter des règlements en vigueur depuis les années 1980, relatifs à l’entretien des sorbonnes et de leur conduit d’extraction. Ce faisant, malgré des notes alarmistes, des rapports détaillés envoyés par les différentes équipes de chimistes du campus, des questions orales posées en comité hygiène et sécurité, l’Université a laissé se dégrader les conditions de travail des personnels et les a exposés pendant de nombreuses années à des émanations dangereuses pour leur santé.
Sans préjuger des actions qui pourront être conduites localement pour obtenir réparation et essayer de rechercher les raisons de cette désinvolture, nous devons maintenant refuser de travailler dans des conditions indécentes et faire valoir « un droit de retrait » si les règlements les plus élémentaires d’Hygiène et Sécurité ne sont pas respectés.
Alors dans votre Université aussi, exigez que l’entretien annuel des sorbonnes soit respecté, que les bouteilles de gaz soient sorties des locaux, que les installations électriques ne soient plus des années 1960, que les bureaux soient sortis des laboratoires d’expérimentation ; Chimistes, n’acceptez plus de pratiquer des manipulations, des chromatographies sur un cion de paillasse dans des espaces non correctement ventilés, il en va de votre santé et de celle de vos collègues. Exigeons également que dans nos équipes, le pourcentage financier dévolu à l’Hygiène et à la Sécurité soit en rapport avec les risques rencontrés. Nos tutelles doivent respecter les règlements en ce qui concerne les bâtiments et les infrastructures lourdes, nous devons financer sur nos fonds propres l’ensemble de la sécurité non liée au bâtiment.